LiliRoze 
Lauréate du Prix Objectif FEMMES 2025

Toute l’équipe d’Objectif FEMMES est heureuse de retrouver LiliRoze, lauréate du Prix Objectif FEMMES 2025, pour une exposition personnelle d’une semaine dans les Salons Aguado de la Mairie du 9ᵉ arrondissement de Paris.

Avec « Murmures », LiliRoZe nous invite à regarder ce qui, souvent, ne se remarque presque pas. Ces instants suspendus, ces silences, ces gestes et ces émotions qui ne s’imposent jamais mais qui, pourtant, restent en nous.

Inspirée par les mots d’Anna de Noailles, la photographe célèbre la beauté des choses fragiles.

« Je crois profondément que la beauté n’a jamais eu besoin de crier pour exister. Elle se glisse, elle effleure, elle chuchote. Alors je photographie des murmures. »

LiliRoze

Cette exposition solo est aussi pour nous une manière de poursuivre l’histoire commencée lors de sa sélection en 2025. Car recevoir le Prix Objectif FEMMES ne doit pas être un aboutissement, mais la continuité d’un élan : pour exposer encore et toujours, accompagner et faire vivre le travail de nos lauréates au-delà du festival fait pleinement partie de notre engagement.

Une exposition comme une parenthèse. Douce, sensible et lumineuse, du .

À découvrir, peut-être, en faisant un peu moins de bruit…

"Murmures"

 

"Laisse-moi répandre sur toi,
Comme le doux vent dans les bois,
Ce murmure immense, à voix basse…"
                                   Anna de Noailles


Les mots doux qu’on dit tout bas, l’amour, le vent qui glisse entre les feuilles. Le ciel qui se remplit  d’étoiles, les draps frais sur peau, l’herbe fraîche sous les pieds nus. Un silence entre deux respirations. Un soir qui tombe comme un voile, la nuit qui s’installe comme une confidence.

J’aime la légèreté des choses fragiles : un sourire qu’on n’attendait pas, une vague qui se retire, un regard qui en dit plus qu’une phrase, une caresse qu’on devine avant qu’elle n’arrive. Toute l’enfance concentrée dans le parfum d’une fleur, le goût d’un baiser volé, le chant des oiseaux qui annonce l’heure bleue. L’odeur de la pluie sur la ville, juste avant qu’elle ne tombe vraiment, et puis la poésie de son bruit sourd.

J’aime écouter ce qui ne s’impose pas, ce qui se donne discrètement à qui sait entendre.

Ce sont ces instants qui ressemblent à ce que j’essaie de saisir, ces failles où passe la lumière, ces silences qui parlent plus fort que les mots. Parce que je crois profondément que la beauté n’a jamais eu besoin de crier pour exister. Elle se glisse, elle effleure, elle chuchote.

Alors je photographie des murmures.

Et ces murmures sont ceux qui font battre le cœur.